Canada-US

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CANADA-US

6 mois, 22000 kilometres

Par Renaud Julian


Je suis casanier.

Je ne parle pas anglais.

Je n’ai jamais pris l’avion.

Et puis finalement, une rupture conventionnelle passe par là, une autre moins conventionnelle aussi d’ailleurs, puis la photo… la photo qui rend curieux, des lieux, des gens, de la lumière… la photo qui devient doucement mon métier et me donne envie de sortir de ma zone de confort, de partir, d’explorer… et franchement quoi de mieux pour explorer qu’un road trip à travers le continent nord-américain ?

J’ai donc pris mon sac à dos, mon PVT, et je me suis envolé pour Montréal, sans autre plan que de rejoindre San Diego un jour ou l’autre.
J’arrive en mai à Montréal, où l’hiver est bien fini et où le printemps érable et la révolution des casseroles agitent les jeunes et moins jeunes qui revendiquent et manifestent, parfois dans le plus simple appareil.
Après quelques mésaventures et surprises administratives, je deviens l’heureux propriétaire d’un Dodge Grand Caravan (renommé Prosper), qui m’accompagnera fidèlement pendant ce long road trip de 8 mois.

Il va être bien difficile de résumer ce road trip en quelques mots…
Je laisse le soin à mes photos de vous décrire ce que j’ai pu voir, et pour le reste…

Pour le reste je peux vous raconter les mouches noires du Saguenay et les moustiques de Banff qui m’auront laissé une forte impression… cutanée, l’attraction touristique relativement décevante qu’est Niagara Falls, les villes nord-américaines qui sont un paradis pour la street photo, le blast que j’ai vécu au Saskatchewan en contemplant ses plaines à perte de vue, l’Icefield Parkway et ses panoramas fabuleux sur les rocheuses canadiennes, les parkings de Wallmart qui m’ont vu camper partout sur le continent, les 6 mois de régime macdo, le passage de la frontière américaine à Port-Angeles et la fouille minutieuse de mon van par des agents hilares, la peur que j’ai eu de voir ma voiture se remplir de sable pendant une tempête dans la Death Valley, la contravention de 90$ pour mauvais parking à Venice Beach…

Et puis finalement, je vous parlerai de Lloyd, gérant d’un hostel à Thunder Bay, montreur d’ours en milieu quasi naturel, et pourvoyeur de gros câlins, et de sa femme Willa, qui se battait contre le cancer avec le sourire. Je vous raconterai ma rencontre avec Edward, qui m’a invité au resto à Malibu pour mon anniversaire. Je vous dirai le plaisir que j’ai eu à discuter avec Kerria à Vancouver, jouer au billard avec Simon à Jasper, prendre Eleanor en stop, regarder le débat Romney-Obama avec Father Tom à San Francisco… et tant d’autres.

Bien sûr il y eut aussi les moments de doutes, la solitude, les pannes, la santé qui vrille, le genou qui grince… mais putain c’était bon !
Ma voiture était ma maison, le parking du Wallmart était ma terrasse… et finalement, le continent entier était mon jardin.
Hors de ma zone de confort, j’ai finalement ressenti un peu de liberté, de plénitude, beaucoup de curiosité… et j’aurai pu vivre ça plus intensément si je ne m’étais pas un peu trop concentré sur les photos, mais ce sera l’objet d’un autre voyage et l’occasion de revenir !

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Dans quel contexte a été réalisé ce voyage ?

Dans un contexte de changement de vie, notamment après avoir changé de boulot, passant de juriste à photographe... et avec un PVT en poche au cas où l'envie me prendrait de bosser un peu.
J'avais pensé partir l'année précédente, mais il était trop tard pour obtenir un PVT, et de toutes façons ça tenait plus de la fuite qu'autre chose.
Mon activité de photographe débutait lentement, et c'était donc l'occasion de prendre le large, avec les économies réalisées lors de mon précédent job.

Pourquoi avoir choisi cette destination ?

Pour les grands espaces, pour "into the wild" (ouais je suis pas original), pour le potentiel photographique, pour la facilité de voyage, pour vivre l'élection américaine de l'intérieur...

Qu’est-ce que cela vous a appris ? Apporté ?

J'ai appris à parler anglais, déjà. A conduire une voiture automatique, aussi.
Et puis j'ai appris à voyager sans trop prévoir, à ne pas trop m'inquiéter de savoir ce que j'allais faire le lendemain, où j'allais dormir, etc...
J'ai appris à vivre "simplement" (toutes proportions gardées), à prendre le temps, à être débarrassé de certaines contraintes, à être un peu plus libre finalement.

Et puis tout simplement, ça m'a aidé à m'ouvrir un peu plus, à développer ma curiosité, à voir les choses différemment, selon la perspective des personnes vivant ici. J'ai rencontré des personnes en or, aux idées complètement différentes des miennes, avec qui j'ai pu échanger en toute décontraction (surtout à l'occasion des élections).

Photographiquement, j'ai bossé mes compositions et mes cadrages avant tout, avant d'essayer de progresser sur les lumières... le voyage apporte des nouveautés chaque jour, qui permettent d'être rarement à cours d'inspiration.

Si c’était à refaire ?

Je vais le refaire. Un jour.
Je prendrai un van un peu plus confortable, je mangerai moins au macdo, je resterai plus longtemps à certains endroits, irai un peu plus fouiller dans les coins moins touristiques, ferai de toutes autres photos, passerai moins de temps à faire et à traiter mes photos, et plus de temps à profiter de l'instant.

Quel matériel avez-vous utilisé, et quel post-traitement ?

J'avais emmené mon Canon 5dmkII, avec 4 objectifs :
Le canon 17-40 f4 pour les paysages.
Le canon 35mm f2 (ancienne version) pour les portraits et la street.
Le canon 50mm f1.8 pour... quelques rares portraits et paysages.
Le canon 200mm f2.8 L... au cas où ^^
Trépied manfrotto 4 sections en carbone (190 CXPRO4) : petit et léger. Il m'a servi pour toutes mes photos ou presque (sauf celles de street).
Lightroom et Photoshop

 

Andalousie

L'ANDALOUSIE

de la ville au desert

Par Yoann Pallier


Depuis de nombreuses années j’avais envie de découvrir l’Andalousie, Terres des pionniers des expéditions pour l’Amérique mais aussi terre symbole de la conquête musulmane.
Sans rentrer dans l’histoire de cette région en détails, les influences musulmanes et chrétiennes ont permis l’apparition de beautés architecturales sans précédent. Celles-ci se sont nourries des richesses des deux civilisations.

Notre première étape fût Séville, nous sommes restés 3 nuits. Déambuler dans les rues est très agréable.
La 2ème étape fût Cordoue. La ville est située sur les rives du fleuve Guadalquivir. Nous avions loué une voiture pour nous déplacer plus facilement. La mosquée-cathédrale (Mezquita) vaut à elle seule le déplacement. Une architecture unique qui allie la richesse musulmane au gigantisme chrétien de l’époque, une splendeur. Le vieux quartier est assez petit mais magnifique. Un dédale de ruelles où l’on découvre toujours quelque choses.

Nous avons ensuite rejoint Grenade où nous avons pu découvrir l’Alhambra et ses magnifiques jardins. Le Palais Nasrides est incontournable.

Ensuite, à cause ou grâce à la vision de photos d’amies, j’avais envie de découvrir le désert de Tabernas. Une envie de voir des paysages assez sauvages, et aussi de découvrir un lieu où certains westerns ont été tournés. C’est loin d’être une destination obligatoire, mais le coup d’œil fût sympa. Découverte d’une campagne assez aride où on se demande comment certaines personnes peuvent vivre là.

Après avoir traversé tout le sud de l’Espagne, où je fus interloqué par l’agriculture intensive qui envahi la région (ça ne donne pas du tout envie de consommer des légumes espagnols), nous avons rejoint Marbella où nous avons pris quelques jours en bord de mer, pour se poser un peu et recharger les batteries. Notre seule excursion fût Ronda, petite ville qui fait parti des villages blancs. La route est superbe pour y aller.

L’Andalousie est vraiment une région à découvrir en Europe. La richesse historique et architecturale en font un lieu incontournable.

 

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Dans quel contexte a été réalisé ce voyage ?

Je suis parti en famille au mois d'Avril.

Pourquoi avoir choisi cette destination ?

Une évidence. Nous avions envie de découvrir cette région depuis longtemps .

Qu’est-ce que cela vous a appris ? Apporté ?

J'ai adoré découvrir la vie espagnol, les coutumes et traditions, que je connaissais peu. On se laisse vite avoir par ce rythme différent du notre !

Si c’était à refaire ?

Peut-être que nous serions restés une journée de plus sur chaque étape sauf dans le désert de Tabernas où nous y sommes allés hors période touristique. Pour la visite des studios de cinéma, il n’a personne, ce qui comporte des avantages (top pour faire des photos) et des inconvénients (pas d’ambiance car moins de personnels et l’entrée aussi cher qu’en pleine saison).
Attention aussi au centre de Cordoue en voiture... Le centre est interdit au voiture et lorsque l’on a son hôtel dans le centre, la contravention arrive vite puisque tout est filmé ! Et le hôtel ne vous donne pas l’info !

Quel matériel avez-vous utilisé, et quel post-traitement ?

Nikon D750
14-24 mm 2.8
50 mm 1.4
28 mm 2.8

 

Islande

L'Islande

11 jours sur la route islandaise

Par Jérémy Boyer

 

17 mars 2017.

L’avion atterrit sur une des pistes de l’aéroport de Reykjavik.
La première chose qui frappe, c’est le paysage déjà si particulier autour de l’aéroport. Pas de végétation, de la roche, de l’océan, du relief. A peine le temps de récupérer nos bagages, que nous sortons au plus vite du bâtiment pour ressentir la température nordique de ce mois de mars. Nous sommes clairement venus en Islande pour son climat dur et capricieux.

Notre première conversation avec un local a lieu pour récupérer notre voiture de location.
Ce dernier nous informe que l’incident le plus fréquemment subis par les visiteurs est causé par l’ouverture des portières sans précautions : le vent si violent peut arracher la porte et la retourner sur la carrosserie. Très bien nous ferons attention !
Et tout de suite après, nous prenons la route. Tous émerveillés de voir cette immense plaine entourée de montagnes, avec pour seul aménagement une route la séparant en deux.

Tout le séjour n’a été qu’émerveillement.
Depuis les Geysers de Geysir, aux immenses cascades comme Seljalandsfoss ou la plus connue, Skogafoss. En passant par les sources d’eau chaudes comme le secret lagoon, la plage de sable noir de Reynifjara, l’immense glacier Skaftafellsjokull, la plage jonchée de minuscules icebergs à Jokulsarlon.

Un photographe dont j’aime beaucoup le travail a un jour écrit que l’Islande est le fastfood de la photographie. Il n’y a parfois même pas besoin de descendre de sa voiture pour voir un panorama à couper le souffle disait-il. Et bien c’est vérifié et totalement vrai !

Parmi tout cela, je pense que ce qui m’a le plus marqué est de loin les aurores boréales. Nous avons tous vu des dizaines voire des centaines de photos et vidéos de ce phénomène. Mais malgré cela je n’étais pas préparé à voir un phénomène d’une telle ampleur. Une nuit, nous avons eu la chance de voir des aurores à « pleine puissance », juste au dessus de nos têtes. Immenses, elles remplissaient l’intégralité du ciel, bougeaient, dansaient même, très vite, changeaient de forme, de couleur. C’était à couper le souffle, et d’ailleurs nous ne savions pas quoi dire durant les quelques minutes de ce spectacle.
Je suis encore loin d’avoir visité le monde entier, mais l’Islande est pour moi de loin le plus beau voyage que j’ai fait jusqu’à présent.
 

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Dans quel contexte a été réalisé ce voyage ?

Nous sommes partis 11 jours en Islande, pour un road-trip entre amis photographes et modèles. Une belle équipe de 7 personnes, certains se connaissaient, d'autres non. Au bout de ces 11 jours, se quitter a été très difficile tant nous étions soudés !

Pourquoi avoir choisi cette destination ?

Nous étions tous dans le groupe des passionnés de l'image et du voyage, et pour nous aucun pays ne symbolise autant l'Eldorado photographique comme l'Islande. C'était un mythe que nous nous devions de voir enfin de nos propres yeux.

Qu’est-ce que cela vous a appris ? Apporté ?

J'ai encore appris à connaitre des personnes en or. Vivre une telle aventure avec des inconnus qui ont très vite finis par devenir des amis précieux. Découvrir des paysages qui m'ont coupé le souffle. Une nouvelle culture et façon de vivre. J'ai encore eu la confirmation que je suis bien plus fait pour voyager dans les pays du nord, dans un bon froid vivifiant que sous la chaleur :)

Si c’était à refaire ?

Je n'hésiterais pas une seule seconde. L'équipe était parfaite, l'itinéraire et la période du voyage aussi. Nous avions une bonne partie de l'île recouverte de neige. Parfois du soleil, parfois de violentes tempêtes de neige. Nous avons même vu des aurores boréales. Je pense que nous avons vécu un panel complet de l'expérience Islandaise !

Quel matériel avez-vous utilisé, et quel post-traitement ?

5D Mk III
35L 1.4
50L 1.2
Sigma 85mm 1.4
Sigma 16-35L 2.8.
Lightroom + Photoshop.

 

Sri Lanka

LE SRI LANKA

Le plus beau sourire

Par Frank Ryckewaert et Nathalie Latic

 

Nous sommes fin janvier 2016. Il fait froid en France. Raison pour laquelle nous partons sous les tropiques.
Après 2 séjours sur le continent américain, il me tardait de retrouver les saveurs de l'Asie.
D'Asie il n'était pas tout à fait question, puisque c'est au Sri Lanka que Nathalie et moi avons décidé de partir. Question de hasard, d'opportunités, le choix s'est porté sur cette destination afin de trouver un mix entre l'Asie du Sud Est que nous connaissions tous les deux, et l'Inde, que je tente de faire découvrir à Nathalie. L'Inde, un pays pas évident à aborder pour beaucoup de voyageurs. Le Sri Lanka permet donc d'avoir une approche de culture et de coutumes proches de l'Inde, sans pour autant connaître le côté "violent" de celle-ci. Ça n'est évidemment pas par hasard que j'ai choisi ce mot. Mais pour avoir déjà pas mal voyagé, personne ne peut nier que cet immense pays n'est pas forcément celui dans lequel il est le plus agréable, du moins le plus confortable de voyager. Je parle bien sûr de voyager en mode "Backpacker", ce qui fait une certaine différence par rapport aux voyages organisés.

Le Sri Lanka est une île dont on entend de plus en plus souvent parler. Je commencerais par dire que l'on ne s'attendait pas à trouver une île aussi magnifique. Elle n'usurpe pas sa réputation de "Perle de l'Inde". Telle une larme se détachant du continent indien, l'île propose une grande variété de paysages : forêts tropicales, montagnes, plantations de thé, de riz, des plages...on trouve de tout !!
On parle souvent de la Thaïlande comme le pays du sourire. Je dirais du Sri Lanka qu'il est le pays du "plus beau sourire". Il est tellement plaisant de se promener dans les rues ou les villages en croisant les gens avec un sourire. Les sourires ne sont pas aussi discrets qu'au Vietnam par exemple. Les sri lankais sont un plaisant mélange entre la gentillesse de l'Asie du sud est et la folie de l'Inde.

Créer un itinéraire est souvent un casse tête. Il faut prendre conscience qu'on ne pourra jamais tout voir, et donc faire des choix afin de tenter de passer le moins de temps possible dans les transports et sur la route. Nous avons donc effectué une boucle partant directement de l'aéroport jusqu'à la petite ville de Sigiriya, l'un des immanquables de l'île.

Le train est un élément important d'un voyage au Sri Lanka. En effet, traverser les paysages principalement composés de plantations de thé est une invitation au voyage et à la rêverie. D'autant que nous avions les meilleures places du train (façon de parler bien entendu) : assis sur le marche-pied les jambes pendantes.

Nous avons pris le train 4 fois, ce qui nous a permis de traverser les montagnes du centre de l'île, depuis Kandy jusqu'à Ella. Puis nous avons poursuivi le séjour vers le sud jusqu'à Galle, superbe ville à l'architecture coloniale, en utilisant les bus locaux.
 

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Dans quel contexte a été réalisé ce voyage ?

Nous sommes partis au Sri Lanka en février 2015 afin de profiter de la pause hivernale avant la reprise de la saison des mariages. Il s'agissait d'un voyage en amoureux, en compagnie de Nathalie Latic, ma compagne dans la vie et le travail.

Pourquoi avoir choisi cette destination ?

Nous hésitions entre le Cambodge et le Sri Lanka. Nous connaissions déjà l'Asie du sud est, et avons finalement opté pour le voyage qui nous semblait le plus simple à organiser et le plus zen à vivre. Le côté insulaire du Sri Lanka et sa diversité a fini par nous convaincre dans notre décision finale.

Qu’est-ce que cela vous a appris ? Apporté ?

Ce voyage nous a permis d'avoir une approche du Bouddhisme et de l'Hindouisme, les 2 religions les plus pratiquées sur l'île, de celle que l'on avait pu observer dans d'autres pays d'Asie. Plusieurs temples partagent d'ailleurs leur espace aux deux religions. Voyager au Sri Lanka nous a permis de nous plonger un peu dans une vie indienne très sereine.

Si c’était à refaire ?

Si c'était à refaire, nous ne réserverions que la première nuit afin de garder une totale liberté sur l'itinéraire. C'est ainsi que nous procédons désormais lorsque nous voyageons (hormis si le voyage se déroule en haute saison).
Au cours de notre séjour sri lankais, nous avons eu plusieurs déconvenues, comme par exemple à Haputale où nous pensions rester 2 nuits. Mais une fois sur place, nous nous sommes rendus compte que c'était trop long. Même chose à Mirissa, une station balnéaire qui ne nous a pas du tout plu et qu'il nous a fallu quitter après une dure négociation avec le propriétaire de la guest house que nous avions réservée. Au final, vous trouverez toujours une chambre que vous pouvez réserver via Booking.com, ou en allant voir directement sur place lors de votre arrivée dans une ville.

Quel matériel avez-vous utilisé, et quel post-traitement ?

Canon 5DIII
Canon EOS 6D
50 f1/4, 24-70 f2/8 et un 70-200 f/2.8.
Lightroom + Photoshop.

 

 

Frank et Nathalie Ryckewaert

 

Costa Rica

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LE COSTA RICA

PURA VIDA MAE

Par Elsa Lassus

Douze février 2017, 07H05, aéroport de Toulouse Blagnac. Heureuse et stressée, avec mon sac-à-dos orné d'une dizaine d'écussons achetés au fur et à mesure de mes voyages. Premier voyage "seule" après quatre années sans voyager, ça manquait terriblement. Mon corps tout entier était envahi par une excitation certaine, une envie de découvrir le monde à nouveau, avec et à travers mon appareil photo.
Mais pour cette nouvelle "première fois", j'ai ménagé mes émotions, et j'ai choisi une destination dont je n'avais jamais rêvé auparavant (elle ne faisait même pas partie de ma bucket-list !), et dans laquelle vivait une famille sur qui je pouvais compter.

Arrivée dans la soirée du dimanche, c'est donc mon ami Juan Ignacio qui est venu me chercher à l'aéroport de San José.
L'histoire de notre rencontre est bien trop longue, mais disons que c'est un ami de la famille, adopté par mes parents depuis leur voyage au Costa Rica à l'été 2016, et avec qui nous avons partagé de jolis moments en France. La chaleur est frappante, il doit faire 26°C à 21H, alors que quelques heures plus tôt je quittais le froid hivernal (et la tempête de neige de Toronto, mon escale).

Dès le lendemain matin de mon arrivée, au petit déjeuner familial, mon ami m'annonce que nous partons trois jours tous les deux, dans ses fermes et visiter le pays. Je suis ravie ! En route avec le pick-up rouge de son père, et en avant l'aventure ! Nous passons trois jours dans ses deux fermes, je rencontre les hommes qui y travaillent, la nature incroyable qui se dévoile au fil des kilomètres, cette terre rouge, les animaux, les ouvriers des plantations de café, les cascades, et puis l'océan Pacifique, enfin. La plage de Dominical nous offre un coucher de soleil incroyable et des amis sympathiques avec qui nous partageons la soirée. Le Parc de Manuel Antonio le lendemain finit de m'émerveiller.
Quelques crocodiles plus tard et nous voilà de retour à la capitale pour une soirée barbecue en famille, dans laquelle je me sentais comme avec les miens. Le lendemain, Juan Ignacio me dépose à la station de bus et c'est l'heure des au-revoirs: le lendemain, il partira pour six mois aux Pays Bas.

Mais le voyage n'est pas terminé pour autant ! Direction l'autre côté du pays: la côte Caraïbes. Celle dont rien que le nom me transporte dans un pays magique. Les cinq jours qui ont suivi ont confirmé mon intuition: les Caraïbes, c'est le paradis !
La petite ville de Puerto Viejo de Talamanca me séduit chaque jour un peu plus, avec son caractère Jamaïcain, ses maisons colorées, ses plages paradisiaques, ses animaux (j'ai littéralement craqué pour les paresseux), ses "sodas" (restaurant typique), et sa musique reggae qui berce la ville toute entière jour et nuit.

Le Volcan Poàs est la dernière excusion de mon périple. Accompagnée par la maman de Juan Ignacio et sa tante, je découvre le premier volcan actif de ma vie (je crois). Je suis scotchée par la couleur verte menthe du cratère (cratère qui figure parmi les plus grands du monde).
La pluie, enfin, me raccompagne doucement vers la sortie: fin du voyage !
Fin de neuf jours dans "le pays le plus heureux du monde", le seul sans armée, et tellement riche de merveilles naturelles. Neuf jours qui resteront gravés dans ma mémoire et marqueront officiellement mon retour dans les aéroports du monde entier.
 

 

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Dans quel contexte a été réalisé ce voyage ?

En tant que photographe de mariage, le hors saison représente une vraie et longue "pause" dans notre activité, l'occasion idéale pour réaliser de nouveaux projets professionnels ou personnels, comme les voyages ! J'ai décidé de partir un mois avant, un peu comme sur un coup de tête. Besoin de prendre l'air, découvrir de nouveaux horizons.

Pourquoi avoir choisi cette destination ?

C'était une évidence. J'ai profité d'une opportunité incroyable car mon ami Juan Ignacio repartait dans son pays pour un mois avant de repartir aux Pays Bas. J'ai décidé de le rejoindre. Il faut savoir saisir les occasions aux bons moments !

Qu’est-ce que cela vous a appris ? Apporté ?

J'ai redécouvert l'incroyable sentiment de liberté qu'offre le voyage. Ce qui me manque tant. Vivre au jour le jour, profiter des petits bonheurs, aller au devant de l'inconnu, se dépasser, apprendre à connaitre l'autre et à se connaître. Et aussi qu'il y a des paresseux à deux doigts et des paresseux à trois doigts (les premiers sont trop mignons, les derniers sont terriblement effrayants avec leur tête de psychopathe, mais on n'en croise pas au Costa Rica).

Si c’était à refaire ?

Je partirais plus longtemps, et je ne réserverais pas deux nuits dans un hôtel cinq étoiles isolé et dépourvu de toute trace de jeune backpacker (dans lequel on s'ennuie, en fait.). Sinon, tout pareil. Le mois de février est idéal pour découvrir le pays.

Quel matériel avez-vous utilisé, et quel post-traitement ?

Canon 5d Mark III
24-35mm F2 DG HSM | Art 015
Lightroom 6

 

La Martinique

LA MARTINIQUE

DEPART POUR L HEMISPHERE SUD...

Par Eric-Rene Penoy

Partir est toujours autant enrichissant, 

Apres deux escales a Amsterdam puis Paris, je m'envole enfin a destination de Fort de France pour mon premier voyage dans l'hemisphere sud. J'ai hate de decouvrir ce pays, cette culture et profiter peut etre aussi du soleil, qui me manque tant. 
Je sais deja que je n'aurai pas le temps d'en profiter car je ne serai present que pour 3 jours et demi sur cette ile. Alors autant en profiter a fond. 

Au programme, mariage sur un Yacht et degustation de fruits de mer dans le centre de Fort de France.


La Martinique (ou l'ile aux fleurs) est situee dans les Caraibes plus précisément dans l'archipel des petites Antilles.
Peuplee de pres de 400.000 ames, ce petit bout de paradis est extremement montagneux (apres tout c est aussi une ile volcanique) dominee par la Montagne Pelee. 

Arrive en fin de journee sur l'aeroport Aime Cesaire, je prends la direction du premier air bnb de mon periple. 
Apres une nuit salvatrice, rendez vous est pris avec les clients sur une plage privee. Quelques mojitos plus tard (sic*), je me decide enfin a prendre mon appareil photo pour shooter quelques locaux et touristes. 

Le couple me precise que leur ceremonie ne se deroulera plus sur une plage (trop de touristes) et ont finalement optes pour un yacht loue pour l'occasion. Je dis Banco 

Le lendemain matin, sur le ponton en face de l'Eglise de Saint Henri aux Anses d'Arlet, nous nous rendons sur "l'heroine" (nom peu commun, surtout dans les caraibes ou le traffic de drogue est un phenomene courant). Je decouvre Francois et sa femme, moussaillons et proprietaires d'un yacht de 40 metres de long.

Babord, Tribord.....
Un peu plus au large, nous decidons de jeter l'ancre au milieu d'une anse au calme des vents et marees pour que nos tourtereaux puissent se dirent oui.

De retour a bon port, nous nous decidons a aller prendre quelques cliches sur les plages de Saint Anne pour nous relaxer (et boire un peu aussi ;) ). On admire le couche de soleil, les pieds dans l'eau et des sourires sur nos visages. Mission Accomplie. 

Arrives a l'hotel je laisse mes clients seuls et enfin profiter pleinement de leur soiree. Moi aussi, de mon cote profitera des joies de mon hotel apres cette journee bien remplie. 

Dur Dur. Dimanche matin retour a la realite, je rejoins Fort de France pour me balader un peu dans le centre ville. Mais bien sur et comme en France tout est ferme. Je m'abandonne a errer pour les quelques heures encore qu'il me reste dans le centre historique sous un soleil de plomb puis me rends a l'aeroport en emportant avec moi quelques cliches (postes ci dessous) et des bouteilles de Rhum Agricole que je prendrai le soin de ramener dans mes valises, c est le vacances aussi quand meme... 

Un seul regret, ne pas avoir eu le temps d assister a un combat de coqs.

 

Equipement utilise : 
Canon 6D
35mm Sigma Art
50mm L
Sony RX100 iii


L'histoire de ce mariage sera bientot disponible en ligne